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VIDÉO. Réforme des retraites : c'est quoi le #BlocusChallenge lancé par Louis Boyard ?


Le député du Val-de-Marne a lancé le #BlocusChallenge. Il invite les élèves à bloquer facs, lycées et collèges, et à poster la photo, avec une récompense à la clé. Légal ou pas ?


Louis Boyard, député de la 3e circonscription du Val-de-Marne, connu notamment pour avoir été la cible d’injures de la part du présentateur Cyril Hanouna, a lancé, ce lundi 6 mars 2023, le #BlocusChallenge.


Il invite les étudiants, lycéens et collégiens à bloquer leur établissement scolaire, et à publier la photo sur les réseaux sociaux. Puis, une des photos sera tirée au sort, et son auteur ainsi que ses « camarades de blocage » seront invités à visiter l’Assemblée nationale.

Le tout pour protester contre la réforme des retraites.


Valérie Pécresse porte plainte

Si le hashtag n’obtient, pour le moment, pas le succès escompté, l’initiative a fait réagir.

Sur Twitter, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, lui a demandé de « respecter ses fonctions et son institution ».


De son côté, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a carrément annoncé porter plainte contre le député pour « incitation au délit d’entrave et incitation à la violence ».


Le député n’a pas manqué de rappeler à l’ex candidate à l’élection présidentielle qu’elle aussi, avait participé, jadis, à un blocage de sa fac.


Y a-t-il quelque chose d’illégal là-dedans ?

Contactée à ce sujet, maître Valérie Piau, avocate spécialiste en droit de l’éducation, auteure du Guide Piau, les droits des élèves et des parents d’élèves chez l’Etudiant, est catégorique.

Louis Boyard risque deux choses : d'une part une sanction disciplinaire par son groupe à l'AN, et d'autre part, une sanction pénale qui peut être une amende ou une peine d'emprisonnement, si un juge pénal saisi [comme c'est le cas avec la plainte de Valérie Pécresse NDLR] considère qu'il a incité des mineurs à commettre une infraction. Valérie Piau, Avocate spécialiste en droit de l’éducation

De leur côté, les bloqueurs, eux non plus, ne sont pas à l’abri. « Ils s’exposent à des sanctions disciplinaires qui peuvent aller jusqu’à l’exclusion définitive. Le fait de bloquer l’établissement est une atteinte aux activités d’enseignement et c’est un manquement à leur obligation d’assiduité », explique Me Piau.


Par ailleurs, ils risquent pénalement une peine d’amende, voire d’emprisonnement s’il y a des dégradations de matériel, ou un incendie, par exemple lors d’un blocus.







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