• Valérie PIAU

Le désespoir des rares recalés du "bac Covid"

Journal du Dimanche 09h00 , le 28 juillet 2020 par Marie Quenet


Extrait de l'article à consulter sur : https://www.lejdd.fr/Societe/Education/le-desespoir-des-rares-recales-du-bac-covid-3982854


Le taux de réussite au baccalauréat a battu des records cette année. Mais la seule prise en compte du contrôle continu n'a pas fait que des heureux.

Le taux de réussite au baccalauréat a battu des records cette année. Mais la seule prise en compte du contrôle continu n'a pas fait que des heureux.

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La session de rattrapage en septembre reste floue


Déception, sentiment d'injustice, crainte de passer pour un nul… Beaucoup ont du mal à tourner la page. "Je suis frustré, je n'en dors plus", avoue un lycéen. Certains aimeraient se représenter en septembre (une session en principe réservée aux élèves qui ont eu un accident ou un problème de santé). "Le professeur principal nous avait dit que ce serait possible pour ceux qui échouaient au rattrapage. Il a menti", peste un recalé. En réalité, c'est le jury qui propose. Et peut autoriser, à titre exceptionnel, un candidat à passer la session de remplacement. "Il y a quand même un risque de rupture d'égalité", prévient Valérie Piau, avocate spécialisée dans le droit de l'éducation.


Dans les lycées, les proviseurs semblent perplexes. "On ne sait pas comment va s'organiser la session de septembre. Les élèves repasseront-ils tout à l'écrit?", s'interroge le représentant du SNPDEN-Unsa. "Ils ne seront évalués que dans les matières où ils n'ont pas eu la moyenne sur le relevé du bac… Mais la règle ne sera peut-être pas valable pour tous", avance-t-on au Snes-FSU, le syndicat majoritaire des enseignants.


Les recalés s'inquiètent surtout pour la rentrée. La FCPE, fédération des parents d'élèves, reçoit déjà des appels angoissés : certains proviseurs ont prévenu qu'ils ne les reprendraient pas, faute de place (ce qui n'est pas légal, selon maître Piau). Et beaucoup s'interrogent sur le redoublement en pleine réforme du lycée et du bac. L'an prochain, en effet, les filières S, ES et L disparaissent ; les lycéens suivront un tronc commun et deux enseignements de spécialités. "Il va falloir repartir à zéro", râle un élève. "Rien que d'y penser, ça me rend malade", lâche un autre.(…)

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