Harcèlement scolaire : en 2019, on meurt encore d’être un élève isolé et moqué

À l’âge de l’insouciance et de tous les possibles, Evaëlle, 11 ans, a préféré mourir. Pour échapper à des harceleurs, un groupe d’élèves de sa classe. Il est temps de dire stop à ce phénomène.

Le 21 juin, à trois semaines des grandes vacances, une adolescente de 11 ans, harcelée depuis des mois dans son établissement d’Herblay (Val-d’Oise), s’est donné la mort chez elle. Et c’est comme si l’histoire, insoutenable, se répétait. Il y a six ans, c’est Marion Fraisse, 13 ans, qui se pendait dans sa chambre en laissant une lettre racontant son calvaire au collège de Briis-sous-Forges (Essonne).

Récemment, il y a eu aussi le suicide de Thybault, 12 ans, chez lui à Saintry-sur-Seine (Essonne), le 20 novembre 2018. Harcelé. Et cette autre enfant de 11 ans, à Angers, qui s’est jetée par la fenêtre du deuxième étage de l’appartement familial, le 13 juin. Blessée après son geste, elle a été transférée à l’hôpital…

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Le Parisien en date du  02.07.2019 par Christel Brigaudeau

Victimes de harcèlement et privés d’école

Certains enfants qui subissent moqueries ou agressions en classe développent une phobie scolaire.
S’impose alors l’enseignement à la maison, au grand désarroi de leurs parents.

ÉDUCATION Harcelés, puis déscolarisés pour cause de phobie scolaire. Pour ces enfants, c’est la double peine. Trop petits, trop gros, trop intellos, et surtout trop différents pour un univers scolaire et social ultranormé, ils ont été, souvent depuis l’école primaire, les souffre-douleur d’un groupe d’élèves et parfois, aussi, d’un enseignant. Dans leurs témoignages, les troubles autistiques et la précocité sont régulièrement évoqués. Le déroulé, lui, est le même.

Au fil des années, l’école, sourde à leurs souffrances, est devenue un calvaire. Jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus y mettre les pieds. Alors que se tient ce 8 novembre la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, une priorité du ministre de l’Éducation, ces enfants et
leurs familles, mis au ban de l’école, témoignent.

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Le Figaro du 8 novembre 2018 par Caroline Beyer

À l’école, le poison du cyberharcèlement sexuel

Les filles sont davantage insultées en ligne au sujet de leur apparence physique et font plus l’objet de rumeurs et de «sextos».

«Revenge porn», «sexting», «slutshaming» (1). Des mots venus du monde anglo-saxon pour décrire ce harcèlement sexuel et sexiste qui sévit sur Internet, ce grand lieu de sociabilité des ados. Alors que le hashtag #balancetonporc a marqué les esprits, la troisième journée nationale «Non au harcèlement», organisée ce 9 novembre par l’Éducation nationale, tournera largement autour du «cyberharcèlement». Or sur la Toile comme dans la vie réelle, les filles en sont davantage victimes (2).

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Article paru au journal Le Figaro par Caroline BEYER LE 09.11.2017

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